Avant le tableau de bord vient la maquette

Lorsque l’on conçoit un tableau de bord, on a souvent le réflexe de préparer la maquette directement avec l’outil BI qui sera utilisé ensuite pour le développement. Ce n’est pas mauvais, ça permet à l’utilisateur de voir rapidement  le résultat et de respecter les contraintes de l’outil, mais cette façon de faire comporte aussi des inconvénients.

La créativité nécessaire à la conception d’un tableau de bord se heurte rapidement aux contraintes de développement d’un outil. Il faut pouvoir faire des essais, autant sur le positionnement des composantes que sur le type d’affichage à utiliser pour mettre en valeur nos informations. Il faut se laisser la liberté de tout déplacer, de recommencer si nécessaire, autant de fois qu’on en a besoin.

De plus, en mettant la main dans l’outil BI, on se retrouve rapidement devant un besoin primaire, tout comme manger et boire; avoir des données pour rendre réaliste le tableau de bord en devenir. Si nos données ne sont pas encore disponibles, quelle corvée ! Une autre barrière à notre créativité.

Selon Cole Nussbaumer Knaflic dans son livre Storytelling with Data: A Data Visualisation Guide for business Professionnals, mettre trop de temps à parfaire nos maquettes, à les développer dans un outil BI ou même juste à les créer sur notre ordinateur, fait qu’on s’y attache et qu’on est plus réticent à les modifier. Elle y précise qu’il est toujours mieux d’utiliser un tableau, du papier ou même des post-it car il est ensuite plus facile de changer d’idée. Le sentiment de perte ressenti en mettant une idée de côté sera moins grand en effaçant le tableau ou en recyclant le papier, surtout si l’idée nous plaisait. Avez-vous déjà supprimé une maquette construite dans Excel sans vous demander si vous ne pourriez pas en avoir besoin plus tard ? Pas moi en tout cas.

En atelier avec les utilisateurs, c’est effectivement toujours le bon vieux tableau qui se démarque. On propose et si ça ne va pas, on efface et on recommence. Même que tout le monde peut participer, se lever et dessiner ce qu’il a en tête.

Par la suite, lorsque le design est stable, on peut aller un peu plus loin. Personnellement, j’aime alors faire du bricolage. J’utilise Paint et je maximise l’utilisation des copies d’écran. Je peux utiliser des parties de tableaux de bord existants et les modifier à ma guise. Je peux tout déplacer et recommencer avec un minimum d’efforts. C’est ensuite que viendra le vrai développement.

Et vous, comment préparez-vous vos maquettes ?

Chez ADNIA, nous connaissons l’importance des maquettes comme prélude à la conception d’un tableau de bord ou de rapports.  Nous avons conçu une formation qui aborde le sujet.  Cette formation, qui se nomme Mise en valeur de l’information, est offerte via notre partenaire AFI et vous pouvez vous y inscrire dès maintenant.

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Publié par: Karine Martel

Rédactrice de blogues depuis plusieurs années, je suis aussi formatrice et conférencière. Ayant une grande passion pour la visualisation de l'information, c'est ce sujet que j'aime principalement aborder.

One thought on “Avant le tableau de bord vient la maquette

  • October 30, 2017

    Pierre Labrecque

    Très pertinent comme article.

    L’utilisation des post-it permet effectivement de remodeler rapidement la maquette tout en laissant place à la créativité.

    Effectivement, l’absence de données peut être une contrainte, mais il est facile de contourner celle-ci en générant des données; d’ailleurs plusieurs outils en ligne, offerts gratuitement, permettent de générer des données que nous pourrons utiliser par la suite lorsque viendra le temps de donner vie à la maquette.

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